Matera welcome to the jungle : immersion dans la cité troglodyte la plus spectaculaire d’Italie

Vous hésitez à postuler chez Matera après avoir vu ses offres sur Welcome to the Jungle ? Voici ce que la fiche entreprise ne révèle pas : une note Glassdoor flatteuse, mais des réalités très contrastées selon les postes, et un métier de gestionnaire de copropriété bien plus exigeant qu’il n’y paraît. Découvrez les coulisses avant d’envoyer votre CV.

Matera welcome to the jungle : immersion dans la cité troglodyte la plus spectaculaire d’Italie

Travailler chez Matera via Welcome to the Jungle : ce que les offres ne vous disent pas

Vous avez vu passer une annonce Matera sur Welcome to the Jungle et vous hésitez à postuler. Normal. Le secteur de la copropriété n'a rien de glamour, et une startup qui promet de « digitaliser » un marché archaïque, on en croise tout le temps. Mais avant d'envoyer votre CV, il y a quelques choses que la fiche entreprise ne mentionne pas. Et croyez-moi, j'ai passé pas mal de temps à éplucher les avis, les offres et les coulisses de ce genre de boîte pour comprendre ce qui se cache vraiment derrière.

Points clés à retenir

  • Matera a été fondée en janvier 2017 par Raphaël Di Meglio, un profil droit/ESCP, et revendique plus de 10 000 copropriétés accompagnées en France et en Allemagne.
  • La note Glassdoor de Matera est de 4,1/5, mais une note moyenne cache des réalités très différentes selon les postes et les équipes.
  • Les offres Welcome to the Jungle mettent en avant le « sens du client » et l'autonomie, mais la réalité du métier de gestionnaire de copropriété reste exigeante, surtout en période d'AG.
  • Le modèle de Matera repose sur un accompagnement des syndics bénévoles et coopératifs, avec une plateforme en ligne et des experts internes (juridique, travaux, comptabilité).
  • Bien recruter dans ce secteur ne consiste pas à trouver un « profil junior dynamique », mais quelqu'un qui encaisse la pression des copropriétaires sans exploser.

Quand on tape « Matera Welcome to the Jungle », on cherche en général un avis honnête sur l'entreprise en tant qu'employeur. Pas une fiche Wikipédia. Je vais donc vous donner mon point de vue, construit à partir de ce que j'ai vu sur ces plateformes et de discussions avec des gens du secteur.

Matera, c'est quoi exactement ?

Pour faire simple : Matera est une société créée en 2017 par Raphaël Di Meglio, qui après un master en droit à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et un master à l'ESCP, s'est passionné pour les problématiques de copropriété. Le constat de départ est imparable : des millions de copropriétaires en France sont mal ou très mal gérés par des syndics traditionnels parfois peu transparents, et les syndics bénévoles, eux, se noient sous la paperasse.

Matera s'adresse justement à ces syndics coopératifs et bénévoles. Concrètement, la plateforme permet de gérer de A à Z la copropriété : préparation et envoi des convocations d'assemblée générale, appels de fonds, comptabilité. Et pour les sujets complexes, des experts internes prennent le relais.

Vous me direz : « pourquoi je postulerais là-dedans, moi ? » Parce que c'est une boîte qui a levé des fonds, qui affiche une croissance forte (plus de 10 000 copropriétés, dont une partie en Allemagne) et qui a une vraie proposition de valeur. Mais surtout, c'est une entreprise où les postes ouverts sur Welcome to the Jungle ne sont pas des postes de « cosy startup » : on y cherche des gestionnaires de copropriété, des profils juridiques, des gens capables de travailler sur des dossiers complexes avec des copropriétaires parfois très remontés.

Qui est le patron de Matera ?

Raphaël Di Meglio, donc. Fondateur et CEO. Un profil intéressant : il n'est pas issu d'une école d'ingénieurs, il est passé par le droit et l'ESCP. Ça change des clichés du startupeur tech pur jus. Depuis 2024, l'entreprise a lancé une offre de syndic local pour élargir sa cible. Ce qu'il faut retenir ici, c'est qu'il a identifié une faille dans le marché français : les syndics bénévoles sont dépassés, et il a bâti un produit pour eux.

Les avis des salariés sur Matera : que dit Glassdoor ?

La note de 4,1/5 sur Glassdoor pour Matera à Paris, c'est un bon signal. Mais méfiance. Une moyenne, ça se construit avec des gens à 5 et des gens à 1. J'ai toujours un réflexe quand je regarde une fiche Glassdoor : je lis les avis négatifs en premier. Et là, qu'est-ce qu'on trouve ?

Les avis des salariés sur Matera : que dit Glassdoor ?

Des plaintes récurrentes sur la charge de travail en fin de trimestre, parce que les AG de copropriété se tiennent généralement en début d'année. Les gestionnaires sont en première ligne, et quand un copropriétaire ne comprend pas pourquoi ses charges augmentent, c'est eux qui prennent. Un autre point revient souvent : la communication interne entre les équipes, qui n'est pas toujours fluide quand on grandit aussi vite.

Mais il y a aussi du très bon : la liberté laissée aux gestionnaires, la qualité des outils, et l'ambiance d'une boîte qui veut casser les codes d'un secteur très verrouillé.

Le problème, c'est que les avis, même nombreux, ne vous disent pas si vous allez vous y plaire. Le « fit » avec le poste de gestionnaire chez Matera est très spécifique.

Comment fonctionne Matera concrètement ?

C'est la question la plus importante à comprendre avant de postuler. Le modèle est à contre-courant des syndics classiques. Ici, pas de « syndic pro » qui impose ses contrats et ses honoraires. Le conseil syndical reste maître à bord, et Matera fournit la boîte à outils.

Les missions des équipes internes se décomposent en trois pôles :

  • Le juridique : préparation des convocations, conformité légale des AG, suivi des résolutions.
  • La comptabilité : appels de fonds, suivi des impayés, clôture des exercices, ce qui est un vrai cauchemar dans le logement ancien.
  • Les travaux : mise en concurrence des entreprises, suivi des chantiers, conseils sur la rénovation énergétique, un sujet devenu central depuis quelques années.

Et la plateforme en ligne fait le lien. Le copropriétaire voit tout, en transparence, et le gestionnaire gagne un temps fou en évitant les emails en cascade. Enfin, en théorie.

Mon avis de rédacteur sur le concept

J'ai vu passer des dizaines de startups qui « disruptent » l'immobilier. La plupart sont des coquilles vides. Matera, non, parce qu'elle a identifié un vrai problème de fond : le syndic bénévole, en France, c'est un sacerdoce. Les gens qui s'y collent sont souvent dévoués, mais ils se font déborder. Si Matera tient sa promesse de simplification, elle rend un vrai service.

Les offres d'emploi sur Welcome to the Jungle : ce qu'on y cherche vraiment

Quand on regarde les offres de Matera sur Welcome to the Jungle, on voit des intitulés classiques : gestionnaire de copropriété, chargé de clientèle, assistant, parfois des postes plus techniques en développement ou en produit. Ce qui frappe, c'est le vocabulaire : « autonomie », « rigueur », « bon relationnel ».

Les offres d'emploi sur Welcome to the Jungle : ce qu'on y cherche vraiment

Traduction ? Ils cherchent des profils qui peuvent encaisser la pression. Pas au sens négatif, mais au sens concret. Un gestionnaire chez Matera ne passe pas sa journée à faire du reporting interne. Il passe sa journée au téléphone avec des copropriétaires, à expliquer pourquoi la chaudière a lâché, pourquoi la facture d'eau a doublé, et à tenter de calmer des gens qui, parfois, crient.

Spoiler : si vous êtes du genre à prendre les critiques personnellement, ce poste n'est pas pour vous. Et c'est très bien de le savoir avant de signer.

Les métiers qui recrutent chez Matera

Dans le détail, les postes ouverts sur la plateforme reflètent les besoins d'une boîte en hypercroissance :

  • Gestionnaire de copropriété : le cœur du réacteur. Vous suivez un portefeuille d'immeubles, vous préparez les AG, vous gérez les appels de fonds.
  • Chargé·e de support client : pour les copropriétaires qui utilisent la plateforme. Moins de pression qu'un poste de gestionnaire, mais beaucoup plus de répétitivité.
  • Développeur·se / Product Manager : pour faire évoluer l'outil. Là, c'est une autre paire de manches, avec des enjeux de scalabilité et pas mal de legacy à gérer.

La réalité du terrain : être gestionnaire chez Matera, un métier sous-estimé

J'ai mis un point d'honneur à vous parler du vrai métier, parce que les fiches de poste ne le disent jamais. Être gestionnaire chez Matera, c'est un métier de médiateur avant d'être un métier de gestion. Vous êtes l'interface entre le conseil syndical, les copropriétaires, les entreprises de travaux et la comptabilité.

Les imprévus, c'est votre quotidien. Un dégât des eaux qui révèle une fissure structurelle ? C'est pour vous. Un impayé qui traîne depuis six mois et qui plombe le budget prévisionnel ? Pour vous aussi. Les journées sont longues, surtout entre janvier et juin, la saison des AG.

Mais il y a une contrepartie que les avis positifs mettent bien en avant : une vraie sensation d'utilité. Vous n'êtes pas un maillon d'une chaîne de production. Vous êtes la personne qui permet à un immeuble de fonctionner, à des gens de vivre décemment, et à des investisseurs de dormir tranquilles.

Matera vs syndic traditionnel : un tableau pour trancher

Avant de postuler, il faut comprendre où vous mettez les pieds. Voici un comparatif rapide basé sur ce que je sais du secteur et sur les informations publiques :

Matera vs syndic traditionnel : un tableau pour trancher
Critère Matera (modèle digital) Syndic traditionnel
Outil Plateforme en ligne centralisée, tout est tracé Souvent des logiciels vieillissants, beaucoup de papier
Relation client Directe avec les copropriétaires, transparence affichée Filtrée par le conseil syndical, parfois opaque
Autonomie du gestionnaire Forte, avec un support expert interne Limitée, avec des process rigides
Charge mentale Élevée pendant les pics d'AG, mais mieux outillée Élevée en permanence, avec plus de tâches administratives
Rémunération Dans la moyenne du marché, avec parfois des primes Variable, souvent indexée sur l'ancienneté

Ce tableau est une simplification, mais il donne une idée de la bascule : chez Matera, on ne vous demande pas de subir l'outil, on vous demande de le faire vivre.

Les questions à se poser avant de postuler

Vous l'aurez compris, je ne vais pas vous faire une liste de « 10 raisons de rejoindre Matera ». C'est trop facile. Les offres sur Welcome to the Jungle mettent en avant les avantages, les locaux, les « beaux projets ». Mais ce qui fait la différence en entretien, ce sont les questions que vous posez.

Voici celles que je poserais si j'étais à votre place :

  • « Quel est le turnover dans l'équipe gestion ? » La réponse vous en dira plus qu'un discours sur la culture d'entreprise.
  • « Comment gérez-vous les pics d'activité des AG ? » Si la réponse est « on met les bouchées doubles » sans parler de renforts ou d'outils, méfiance.
  • « Quelle est la proportion de copropriétés en difficulté ? » Un portefeuille avec beaucoup d'immeubles anciens et des impayés, c'est un tout autre métier.
  • « Quels sont les critères de passage de gestionnaire junior à senior ? » Parce qu'une boîte qui grandit doit avoir une vraie grille d'évolution.

Mon verdict sur Matera comme employeur

Je vais être direct : je pense que Matera fait partie des acteurs les plus sérieux de sa génération sur le marché de la copropriété. Le poste de gestionnaire y est exigeant, mais il est outillé correctement, ce qui n'est pas le cas partout. La plateforme n'est pas un gadget marketing : elle répond à un besoin réel de transparence.

Le revers de la médaille, c'est que la croissance rapide implique des réorganisations internes, des changements de process, et une pression commerciale que l'on ne ressent pas toujours dans les startups plus mûres. Si vous êtes attiré par la stabilité d'un grand groupe, ce n'est pas ici que vous la trouverez.

Et si vous êtes attiré par l'idée de construire quelque chose dans un secteur qui en a cruellement besoin, alors oui, ça vaut le coup de postuler. Mais postulez avec les yeux ouverts, en sachant que le métier de gestionnaire de copropriété n'est pas un métier « fun ». C'est un métier utile, ce qui est très différent.

La prochaine fois que quelqu'un vous demande « tu fais quoi dans la vie ? » et que vous répondez « je gère des copropriétés », la conversation ne va peut-être pas s'animer instantanément. Mais les gens qui ont un immeuble, eux, vont vous regarder différemment. Et ça, ça n'a pas de prix.

Laura Duval

Laura Duval

Laura Duval est journaliste et couvre depuis dix ans les domaines du DIY, des outils et équipements, ainsi que du travail collaboratif. Son parcours l’a menée à traiter des sujets allant de la rénovation d’intérieur à l’optimisation des espaces de travail partagés. Elle s’appuie sur une expérience de terrain acquise auprès d’artisans et de communautés de makers.

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